Ce que recouvre le droit pénal
Une procédure débute par un dépôt de plainte ou par une enquête menée par les services de police ou de gendarmerie sous l'autorité du Procureur. Ce dernier décide ensuite de classer l'affaire ou de poursuivre devant le tribunal correctionnel.
Cependant, lorsque les faits sont de nature criminelle ou délictuelle et d'une certaine complexité, une information judiciaire peut être ouverte. Elle est obligatoire en matière criminelle et facultative en matière délictuelle. Un juge d'instruction est alors saisi soit par un réquisitoire introductif du procureur de la République, soit par le biais d'une constitution de partie civile de la victime. En matière délictuelle, cette plainte n'est recevable qu'après un classement sans suite ou à l'expiration d'un délai de 3 mois après le dépôt d'une plainte. Pendant cette phase d'information judiciaire, le juge d'instruction instruit à charge et à décharge et procède à tous les actes utiles à la manifestation de la vérité : perquisitions, expertises, auditions, interrogatoires, confrontations, exploitation téléphonique, géolocalisation, écoutes téléphoniques… Les parties ont également la possibilité de solliciter, par le biais de leur avocat, la réalisation de certains actes.
Lorsqu'il estime que l'information est terminée, le juge d'instruction adresse aux parties un avis de fin d'information. Chaque partie, mise en examen, procureur et partie civile, dispose alors d'un délai d'un mois si la personne mise en examen est détenue, ou d'un délai de 3 mois dans les autres cas pour adresser leurs observations écrites et le cas échéant formuler des demandes d'actes ou des requêtes en nullité. Dans le cadre de ces observations, chacun sollicite soit un non-lieu soit un renvoi devant la juridiction de jugement. À l'issue de ce délai, chaque partie dispose d'un délai de 10 jours pour formuler des observations complémentaires en réponse à celles produites par les autres parties. Au terme de ces délais, le juge d'instruction prend sa décision par le biais d'une ordonnance de règlement. Il s'agit soit d'une ordonnance de non-lieu, soit d'une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, soit d'une ordonnance de mise en accusation devant la cour criminelle départementale ou la cour d'assises.
Quand prendre contact
Le plus tôt possible : dès la réception d'une convocation ou d'un appel des services de police ou de gendarmerie.
Si vous ne comprenez pas un document que vous avez reçu ou la raison d'une convocation, contactez immédiatement votre avocat en lui transmettant le document.